L’UPF a eu l’honneur d’accueillir, le jeudi 6 février 2025, une délégation australienne de haut niveau composée de dix représentants d’institutions académiques et de recherche.
Cette visite a permis d’approfondir les relations entre la Polynésie française et l’Australie, et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération dans le domaine de la recherche et de l’enseignement supérieur.
Une séquence dédiée à la Recherche
La délégation s’est rendue sur les plateaux scientifiques de l’Institut Louis Malardé (ILM) – UMR SECOPOL, avant de se rendre à l’auditorium du Pôle Recherche de l’UPF avec les différentes parties prenantes de la recherche et de l’enseignement supérieur de l’UPF et de la Polynésie française.
Au cours de cette matinée, les représentants des institutions australiennes ont chacun présenté leurs établissements respectifs :
- Matthew Brown, Directeur général adjoint du Group of Eight Australia
- Anthony Bagshaw, Directeur de l’Australian Technology Network
- Bethany Keats, Conseillère en communication et relations internationales à l’Innovative Research Universities
- Khaled Chakli, Directeur de l’Academy of Health and Medical Sciences
- Nancy Pritchard, Directrice des programmes internationaux de l’Academy of Science
- Peter Derbyshire, Responsable des politiques et des affaires internationales de l’Academy of Technological Sciences and Engineering
- Claire Rioult, Directrice des programmes internationaux de l’Academy of Social Sciences
- Adam Possamai, Responsable des programmes internationaux de l’ Academy of Science
- Véronique Duché, Membre du Conseil de l’Académie australienne des Sciences Humaines et Secrétaire internationale
- Chloé Lê Vane, Représentante de l’Ambassade de France en Australie
Le Président de l’Université, Monsieur Patrick Capolsini, a ensuite présenté le consortium de recherche polynésien RESIPOL qu’il préside et la stratégie associée de recherche et d’innovation à l’échelle de la Polynésie française (Nāhiti, école doctorale). Les membres fondateurs du consortium RESIPOL, CNRS, ILM, Ifremer, IRD et Université de Californie à Berkeley ont également présenté leurs projets et stratégies de recherche propres en Polynésie.
Cette première session a permis d’identifier les liens existants, de renforcer ou d’envisager des axes stratégiques communs pour le développement de la recherche scientifique et technologique et l’innovation en Polynésie française.
Au cours de l’après-midi, l’ensemble des directeurs des huit laboratoires de recherche sous la tutelle l’UPF ont présenté à la délégation leurs différents projets scientifiques à travers notamment la dynamique de projets portés par ses laboratoires.
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté de l’UPF de consolider ses liens avec les institutions académiques australiennes et de renforcer encore les collaborations dans la région Indopacifique. Parmi les priorités évoquées, la question des moyens et des financements pour la recherche a été un point important de discussion, afin de mieux favoriser et d’ensuite soutenir les collaborations scientifiques entre la Polynésie française et l’Australie.
Le lendemain, le plateau scientifique de la station Gump ainsi que le CRIOBE (CNRS, Université de Perpignan, Ecole Pratique des Hautes Etudes, PSL) ont reçu la délégation.
La politique internationale de l’UPF en matière de formation dans la Région du Pacifique

Une séquence a par ailleurs été dédiée au programme d’excellence « Nārua », pour lequel l’Université et ses partenaires bénéficient du soutien du dispositif national France 2030.
Ce projet ambitieux vise non seulement à réinventer l’enseignement supérieur en cohérence avec les enjeux environnementaux, économiques et sociaux spécifiques à la Polynésie, et à former les étudiants polynésiens aux grands défis de demain, mais également à transformer l’UPF en une université phare du Pacifique.
Une transformation qui se traduit par le développement d’une politique de partenariats dans la région du Pacifique, avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou encore Hawaï aux fins d’accélérer l’internationalisation des formations, notamment par la mise en place de doubles diplômes et la diversification de l’offre de cours à destination des étudiants étrangers.
Actuellement, l’UPF collabore avec cinq institutions australiennes et bénéficie de programmes mis en place par le gouvernement Australien tels que le « New Colombo Plan» et les « Australia Awards », permettant d’encourager la mobilité étudiante entre les deux territoires.
Cette séquence était ainsi l’occasion pour l’UPF de valoriser ses partenariats australiens et ses éléments d’attractivité internationale.